Récit d’accouchement n°6 – aujourd’hui en France, peu de choix: c’est maternité et sur-médicalisation ou accouchement non-assisté (ANA)

sagesse et relaxation
intérioriser pour mieux vivre

Pour mieux comprendre le cheminement, je vous conseille de commencer la lecture ici.

Avant

J’ai 35 ans. J’ai toujours voulu avoir une famille nombreuse. Bon ok j’ai déjà quatre enfants mais ce n’est pas cela que j’appelle une famille nombreuse. Il paraît qu’après 35 ans, il est plus difficile d’avoir des enfants. Si j’en veux encore plusieurs, l’âge fatidique des grossesses à risques arrive à grands pas.

Avec 4 enfants et un passé de relation avec un pervers narcissique, je ne suis pas du tout disposée à rencontrer quelqu’un. Je crois que je n’ai même pas essayé, trop peur de l’échec, trop peur de mal tomber, il faudrait qu’il accepte les enfants (sans prendre la place du père), il faudrait tout reconstruire, lui faire une place dans mon train-train de célibataire. Beaucoup de contraintes à gérer, pas le temps. Un peu envie mais pas assez.

Mon éducation catholique ne m’a jamais laisser présager qu’on pouvait avoir des enfants sans foyer heureux : une vie de couple stable avec tout plein d’amour. C’est un très long cheminement qui m’a finalement amenée à penser que ce n’était pas une si mauvaise idée d’avoir un enfant sans papa. Après tout, numéros 3,4 et 5 n’en avaient pas vraiment, choisir entre un père (très) défaillant ou un père absent ; ça ne changerait pas grand chose. C’est parti pour une PMA ou un truc du genre.

La conception

Je me suis beaucoup renseignée sur les solutions apportées par les cliniques à l’étranger : mettre 1000 euros dans ce projet, ce n’était rien comparé au bonheur attendu mais les témoignages d’échec (très nombreux sur le net) m’ont fait hésiter sur ce choix ; par ailleurs, le voyage au bon moment posait des problèmes d’organisation invraisemblables ; mais c’était faisable (mais somme toute assez peu naturel à mon goût!!). J’ai persisté dans mes recherches.

On trouve de tout sur le net, y compris des mâles prêts à troquer leur semence contre l’assurance d’une descendance. Illégal et donc risqué du point de vue juridique mais finalement (quand on y pense) bien plus simple qu’une insémination artificielle dans une chambre stérile à 1000km de là (en Espagne ou en Belgique pour citer les plus proches) avec en plus un donneur anonyme.

Je me suis mise en quête de la perle rare : il y a du choix mais assez peu de bonnes opportunités. Mes conditions étaient simples : pas de coparentalité, une insémination la plus naturelle possible pour donner toutes les chances à la fécondation de se faire. Les partouzeurs ont répondu aussi mais ils se font repérer assez vite.

Papa3 est un homme « normal »; je n’avais pas de critères préétablis, la rencontre s’est faite au feeling. Je comprends sa démarche car je pourrais facilement avoir la même si le don d’ovocytes n’était pas si contraignant. Donner la possibilité à des gens d’avoir des enfants, c’est généreux mais pas surhumain…

C’est dans la pénombre d’une chambre d’hôtel, test d’ovulation à l’appui, que bébé6 a été conçu. L’anonymat a été conservé mais un minimum de complicité a permis que ça réussisse du premier coup… C’est presque incroyable, encore que je savais que j’étais plutôt fertile (4 enfants en 4ans…)

Ce papa, tout en gardant l’anonymat, s’est engagé à garder un contact afin que l’enfant puisse, s’il le désire, le rencontrer. Je trouve cette solution médiane plus rassurante pour l’enfant à naître (même si j’ai clairement conscience du manque d’équilibre de la situation).

Le suivi de grossesse: les angoisses du monde médical

La grande aventure commence mais avec en filigrane un déménagement prévu trois mois avant le terme : changement de travail, changement de région, changement de statut(je deviens propriétaire et cette étape sur laquelle je ne m’étendrai pas a été source de très grand stress pendant deux bons mois) et toute l’organisation qui va avec… Y compris celle de la naissance…

Je vois mon généraliste tous les mois pour mon traitement de substitution et puis ce n’est pas mon premier, je lui demande donc si elle veut bien suivre ma grossesse jusqu’à mon déménagement.

C’est un bon compromis ; elle me connaît bien. Elle me pèse, prend ma tension et pose quelques questions de routine (pertes, douleurs, fatigue,…) chaque mois « et pi c’est tout ». Elle me prescrit les analyses et les échographies et y jette un œil rapide ; elle n’est pas spécialiste donc son suivi est un peu codifié mais au moins il n’est pas étouffant. Elle m’invitera au tri-test sans insister compte-tenu de mon histoire personnelle, parlera vaccins (mais j’oublierai à chaque fois mon carnet de santé), sera plus insistante pour le o’sullivan mais je serai trop occupée pour y penser…

Je choisis le cabinet d’échographie à côté de chez moi, j’entends tout de suite qu’ils n’ont pas l’habitude de prendre en charge les grossesses et donc c’est pareil : très conventionnel, pas d’acharnement ; tout cela me convient très bien, les examens de routine sont effectués sans chercher de pathologie à tout prix ( Pour moi, cela sous-entend que si pathologie il y a, elle est assez minime pour qu’on n’y prête pas attention).

Gros stress pendant deux mois pour obtenir un crédit ; si j’avais su que c’était aussi compliqué d’acheter une maison, je ne sais pas si je m’y serais lancée. Nous avons vécu en gîte pendant un mois afin de faire la rentrée des classes dans notre nouvelle région. Pendant tout ce temps, ma grossesse est un peu passée à la trappe ; beaucoup trop d’angoisses à gérer pour avoir le temps de penser à ce ventre encore un peu discret. Jusqu’au congé de maternité…

Là j’ai commencé à souffler et à me mettre en quête de l’environnement médical qui allait m’accompagner en vue de l’accouchement.

Bien avant de déménager, dès le quatrième mois de grossesse, j’ai contacté sages-femmes et maisons de naissance de la région ; les unes étaient en formation à la date du terme, les autres étaient déjà surbookées, certaines m’ont dit de rappeler quand je serai là. Rien de bien engageant, je me résigne donc à faire avec ce que je trouverai une fois sur place. Je décide que mon expérience me permettra de m’adapter et de discuter sereinement avec les professionnels de santé.

Il y a une sage-femme à 100m de mon nouveau domicile, je prends rendez-vous. Elle est sympathique mais pour le coup très très protocolaire. Pendant 1h30, elle me questionne sur mes antécédents et remplit scrupuleusement 4 pages de dossier médical (à la fin de cet interminable entretien, elle ignore toujours que mes accouchements ont eu lieu hors protocoles hospitaliers ; elle n’a pas été un seul instant sur le terrain personnel ou affectif…). Je comprends à la fin que c’est le dossier que je dois présenter à la maternité comme « preuve » qu’elle a bien fait son travail.

Je lui parle de mes précédents dépassements et lui propose de faire les visites de routine pour dépassement (comme je l’avais fait lors de ma précédente grossesse) ; elle me répond que la maternité préfère assurer elle-même la surveillance : 1h de route tous les deux jours et de toutes façons ils n’attendent pas trop longtemps pour déclencher…

J’évoque ensuite le suivi après une éventuelle sortie précoce de la maternité, la réponse est polie : « il faut mon accord, il faut que je sois disponible, il faut que la maternité soit d’accord », tout ça sur le ton d’« il y a peu de chances que ce soit possible ».

Je sors de chez elle un peu dépitée mais je suis prête à engager le dialogue avec cette maternité « plutôt respectueuse de la physiologie » d’après les dires de cette sage-femme.

La troisième échographie a donc lieu à la maternité ; le gynécologue est peu sympathique mais très professionnel : bébé6 est en siège mais pour lui, pas de souci pour l’accouchement par voie basse. J’en sors donc à moitié soulagée. Il me propose évidemment une version et une nouvelle échographie deux semaines plus tard au cas où bébé se retournerait.

Le rendez-vous avec la sage-femme de la maternité s’est correctement passé, si ce n’est qu’elle a recommencé à zéro le dossier médical qu’on avait passé tant de temps à faire au préalable (là non plus aucune allusion aux accouchements à domicile). Elle veut me faire un frottis pour détecter la présence de Streptocoque B , je refuse car je n’avais pas prévu de me déshabiller lors de cette première visite. Elle n’essaie pas de me convaincre, aucun argument médical, elle me dit juste que c’est obligatoire et que je n’ai pas le choix ; je m’exécute mais les larmes se mettent à couler… si je n’ai pas réussi à résister à la pression pour un simple examen de routine, ma parole pendant l’accouchement risque encore moins d’être entendue. Je ressors de ce rendez-vous déboussolée, déçue, remontée ; elle m’a assurée que j’avais de la chance car c’est une maternité « plutôt naturelle » ; bref, je suis maintenant convaincue que la maternité sera mon dernier choix.

Je décide de reprendre contact avec une sage-femme qui pratique les accouchements à domicile mais qui n’avait plus de disponibilité pour me suivre ; elle est à une heure de chez moi. Je n’ai personne de confiance vers qui me tourner ; j’ai besoin d’un référent médical ne serait-ce que pour discuter des options qui s’offrent à moi. Mais je suis déjà décidée à ne pas quitter ma maison pour aller accoucher ailleurs, trop compliqué, trop dangereux.

Le non-suivi de grossesse: enfin la perspective d’un « heureux événement »

Il me faut juste trouver un interlocuteur de confiance qui pourra assurer le suivi si besoin sans faire de transfert automatique vers un hôpital.

Il me reste un mois avant le terme mais je sens bien que cette fois, il n’y aura pas de dépassement ; déjà, mon col est effacé, les contractions sont fréquentes et surtout je connais la date de conception… Je dis toujours que j’ai l’habitude de dépasser mais en réalité ce n’est peut-être que des erreurs de date. D’ailleurs, la première échographie a posé la date de début de cette grossesse une semaine avant la conception réelle… J’ai beau expliquer aux médecins que c’est impossible, difficile de leur faire entendre raison… C’est scientifiquement prouvé !!

La rencontre avec cette sage-femme sera rassurante ; je lui explique rapidement mon parcours et mon désespoir ; elle ne peut pas me suivre, elle est trop loin et elle me suggère à demi-mot qu’il vaut peut-être mieux être seule que mal accompagnée… Elle me donne quelques noms de sages-femmes « bienveillantes » plus proches de chez moi mais lorsque je les appellerai, elles me conseilleront de contacter ma sage-femme de secteur ; elles sont trop loin (30km) pour un suivi à domicile. Je me retrouve seule et surtout sans ressources : personne sur qui je puisse compter pour soutenir mon projet.

Je passe donc à la trappe tout suivi médical et je commence enfin à respirer ; l’accumulation de rendez-vous médicaux pendant la grossesse est une source de fatigue et de stress inutiles. La maternité me laisse un message peu avant le terme pour me rappeler de prendre rendez-vous pour la surveillance (comme si j’allais oublier que j’avais un bébé à faire sortir!!), je ne les rappelle pas.

Je poursuis mes lectures de blogs, de témoignages d’accouchements et de violences obstétricales ; je lis Ina May Gaskin et Laura Shanley ; je n’ai pas le moindre doute : la maternité n’est pas un lieu pour accoucher. Tout accouchement devrait être une expérience merveilleuse ; si j’ai la boule au ventre à l’idée d’y aller… comme si je n’étais pas assez angoissée comme ça par l’idée d’accoucher !!

Je prépare tout ce qu’il faut pour accoucher à la maison ; en réalité, peu de choses : des bâches de peinture, des alèses jetables et un kit pour le cordon commandé en ligne parce que je ne me vois pas aller stériliser mon bout de ficelle avec le cordon entre les jambes.

Eh oui ; je suis seule pour de vrai ; pas de papa, ma relation avec ma mère ne me permet pas de l’accueillir favorablement à ce moment-là (mais c’est elle qui viendra garder mes enfants la première semaine) ; il n’y a que ma fille de 16 ans à qui j’explique un maximum de choses sur la physiologie et sur le fait qu’il ne faut SURTOUT pas me déranger ; sa seule responsabilité sera de mettre les enfants devant la télé au moment M ; je n’ai pas du tout envie qu’il soient là ; je crois qu’ils pourraient découvrir un autre moi et que ça me fait peur. La seule chose que j’aurais voulu c’est une sage-femme ou un médecin dans la pièce à côté ou près du téléphone, présent « au cas où » (ben oui j’ai été élevée dans cette société qui vit sur la peur et la prévention à outrance ; difficile de penser librement)

Pendant

J’ai acheté sur internet tout ce qui est possible et imaginable pour déclencher l’accouchement ; il n’est pas pensable que je dépasse et que je me retrouve en poulet de Bresse à la maternité ; finalement, tout est encore dans le colis…

Une semaine avant le terme, pendant que je bricolais dans mon nouveau chez moi, je perds les eaux ; c’est lundi après-midi, je vais donc chercher les enfants à l’école, pas de contraction en vue.

Le soir, je me décide à prendre de l’huile de ricin (pour les mêmes raisons que ci-dessus : si les contractions ne commencent pas, je ne pourrais pas les attendre trop longtemps) mais rien que l’odeur me donne la nausée ; je me résigne : j’en prendrai demain matin. Bien m’en a pris ; les contractions ont commencé doucement dans la nuit.

J’avais peur que mon projet soit compromis par ma peur : je pensais que le moment venu, j’aurais peur de rester seule et que j’irais finalement à la maternité ou au moins que j’appellerais un médecin. Mais pendant tout le travail, l’idée de me retrouver avec des gens à qui parler, devant qui me tenir correctement et à qui obéir m’encourageait plutôt à rester calme et à faire de mon mieux pour que tout se passe bien.

Je marche, je respire ; tant que je le peux encore, j’installe bâches, couches et ordinateur dans la salle de bain (j’avais téléchargé des émissions comiques car il paraît que le rire favorise le travail mais en fait, je n’ai pas eu envie de les regarder). C’est douloureux, très douloureux mais je sais que lorsque ça fait aussi mal, c’est que la fin approche…

A 7h du matin, je n’en peux plus, je hurle (phase de désespérance très rassurante pour moi). Numéro 3 fait irruption dans la pièce et je lui demande assez sèchement de sortir (je les avais avertis auparavant que je voulais être seule) ce qu’elle fait sans se faire prier. Numéro 4 a les yeux dans la serrure (mais ça elle ne le dira que plus tard) et la tête sort. Ouf, enfin !! Plus de contractions, plus aucune… Au bout d’un temps qui m’a semblé une éternité, je commence à paniquer ; je n’arrive pas à pousser et je ne sens plus aucune contraction ; je regarde cette tête entre mes jambes : bébé dort, il est calme et serein, alors je me ravise ; grâce à mes lectures, je lui fais confiance, il sortira et j’attends…

Une dernière contraction arrive et bébé tombe entre mes jambes (je ne l’ai pas attrapé mais j’étais suffisamment près du sol préparé pour le laisser glisser) et me regarde un peu hébêté ; la grande lumière est allumée.

Je n’ai pas le courage de le prendre, je le laisse posé devant moi et j’appelle les enfants : numéro 6 est né 10 minutes avant leur départ pour l’école ; ils sont ravis et très intimidés : tout était calculé finalement ; ils auront quelque chose à raconter à l’école !!

Je ne me sens pas très bien, je rassure ma grande pour qu’elle parte sereine mais ça ne va pas fort. Je m’installe dans la baignoire, bébé dans mes bras et accroupie je me lave jusqu’à la sortie du placenta : sa taille « énorme » explique cette sensation de lourdeur inconfortable qui s’évanouit en un instant.

Je sais que je ne dois pas me lever trop vite alors je m’installe par terre sur les couches dans ma salle de bain et je savoure. Bébé dort…

Après

Bébé va dormir pendant 24h ; il n’a même pas tété à la naissance et moi je suis trop excitée pour en profiter pour me reposer.

Dès la première tétée, le lendemain, je souffre terriblement. Pourtant ce n’est pas mon premier, je ne m’inquiétais absolument pas pour l’allaitement et là je souffre le martyr, crevasses et compagnie. Je me tartine de lanoline et autres remèdes « miracles ». Les douleurs vont encore rester plus d’un mois surtout lorsqu’il tète trop longtemps, je pense après coup qu’il s’agit d’un frein de lèvre trop serré qui l’empêche de retrousser sa lèvre supérieure mais en grandissant, soit je me suis habituée, soit sa bouche s’est agrandie, en tous cas, l’allaitement est devenu très supportable.

Ma mère m’en a voulu de ne pas l’avoir mise dans la confidence mais je ne voulais pas qu’elle m’envoie un discours alarmant sur tous les risques de l’accouchement sans assistance médicale et puis elle n’aurait pas pu s’empêcher de venir squatter…

Mes enfants ont appris à l’école que ce n’était pas la norme : ils m’ont demandé des explications car leur esprit est embrouillé : pourquoi les gens vont à l’hôpital pour faire naître un enfant ?

Je suis prête à recommencer demain ; c’est magique de se sentir en sécurité, j’ai fait TOUT CE QUE JE VOULAIS pendant cet accouchement ; personne pour me regarder, me juger ou me diriger. Cependant, je regrette de ne pas avoir eu de sage-femme recours ne serait-ce que pour me rassurer pendant les premiers jours. Personne ne m’a examinée depuis l’accouchement.

Pour mon bébé, c’est un peu différent : la déclaration de naissance n’est pas passée ; j’ai dû aller voir mon généraliste bébé sous le bras le 3e jour pour qu’il établisse un certificat médical. C’est sûrement une bonne chose car bébé avait de l’herpès sur les joues qui s’étendait à grande vitesse. Depuis, nous profitons de chaque jour, sans courir les rendez-vous médicaux.

J’ai dû aller à la PMI pour obtenir un carnet de santé ; je suis restée le plus vague possible sur cet accouchement « inopiné » ; la puéricultrice a tenté de me convaincre de suivre mon bébé mais je préfère éviter surtout avec la menace des 11 vaccins qui se profile à l’horizon (bébé 6 est né juste à temps pour contourner l’obligation).

Epilogue

De mon point de vue, j’ai eu la « chance » de rencontrer des sages-femmes formidables (surtout la première) qui m’ont accompagnée sur le chemin de la maternité et qui n’ont pas essayé de me diriger ou de « m’accoucher ».

Il faudrait vraiment que la formation des sages-femmes soit plus tournée vers l’humain et moins vers la technique ; la naissance est un processus hormonal naturel, on a aujourd’hui des moyens de le surveiller (ce qui est un progrès bénéfique) mais on a plutôt tendance à l’entraver et on ignore encore les conséquences de cet interventionnisme à l’échelle de l’humanité…

J’espère que les générations futures permettront une évolution dans le bon sens…

 

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